samedi 25 juin 2011

Le contresens historique du mot "gréviste"


Source les dessous du social (article repris en intégralité)

Connaissez-vous l'origine du mot "gréviste" ? Non, moi non plus jusqu'à ce qu'un chauffeur de l'entreprise "4 roues sous 1 parapluie" (société qui commercialise des visites commentées en 2 chevaux dans Paris) me la révèle, approximativement, hier soir. Ce mot, très usité en France aujourd'hui, tire son nom de la "place de Grève" qui se situait devant l'Hôtel de Ville de Paris d'environ 1350 jusqu'en 1830. Il s'agissait d'une sorte de plage de sable et de gravier sur laquelle les marins déchargeaient les marchandises (blé, bois, foin, vin, charbon, matériaux de construction...) qui débarquaient via la Seine sur le port attenant. Plusieurs marchés se déployaient autour et elle était un quart plus petite que l'actuelle place de l'Hôtel-de-Ville.

Les ouvriers sans travail, peu qualifiés et échappant aux métiers (déjà) réglementés, avaient pris l'habitude de s'y retrouver à l'aube pour tenter de dénicher un employeur pour la journée. La place servait de lieu d'embauche pour les nombreux chômeurs de la ville et jouait, avant l'heure, le rôle d'ANPE ou de Pôle emploi car la capitale se modernisait à vitesse grand V et avait besoin d'une main d'œuvre nombreuse et journalière. On appelait alors ces chômeurs... "les grévistes" : une concentration d'ouvriers qui ne travaillaient pas mais étaient à la recherche d'un travail. On disait alors qu'ils allaient "en Grève", d'où les expressions "faire grève" ou "se mettre en Grève" signifiant aller à la recherche d'un travail. Bref, le contraire de leur signification d'aujourd'hui... Drôle, non ?

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